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Michelle Rivest
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« Répondre #5 le: 27 Mai 2009 à 15:40:30 » |
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Lundi, 20 avril 2009
Monsieur Conseiller municipal Arrondissement Sainte-Foy Sillery 1130, Route de L’Église, Québec, Qc. G1V 4E1
SUJET : Feux extérieurs pendant la période estivale.
Bonjour Monsieur,
Je me nomme Pierre X et je réside à Ste-Foy.
Au début du mois d’avril 2009, je communiquais avec le Service administratif de mon arrondissement pour faire part de mes inquiétudes à propos de la qualité de l’air dans mon arrondissement. Le personnel tant des Services administratifs, du Service de protection contre l'incendie que de la Division des relations avec les citoyens m’ont gentiment et promptement expliqué le contexte de la réglementation en vigueur et m’ont orienté vers vous, mon élu municipal. En fait je demande à mon arrondissement, à mon Conseiller municipal de bien vouloir entamer des démarches dans le but de faire adopter un règlement interdisant les feux extérieurs. Je sais, les feux extérieurs à ciel ouvert sont interdits. Une réglementation devrait aussi s’appliquer aux feux dans un foyer extérieur, que ce foyer soit grillagé ou non, et ce sur tout le territoire de la Ville de Québec.
En cette période où la Ville fait des efforts dits « VERTS » pour contrer la détérioration de notre environnement et de notre climat, il serait des plus pertinents d’en faire autant afin de diminuer la pollution de l’air.
À l'approche de la belle saison, je suis craintif. L'été dernier, nous avons constaté une grande détérioration de la qualité de l'air. C'est une conséquence directe du nombre toujours croissant de citoyens faisant des feux pour faire brûler des rebus, du branchage, des vieilles planches et toutes autres choses dont, bien entendu, du bois. C’est d’ailleurs le droit de faire des feux dans un joli petit foyer qui sert de prétexte à faire brûler n’importe quoi.
Nous avons demandé à nos voisins de cesser de faire des feux en raison que, sous les vents dominants, nous étions sérieusement incommodés par la fumée provenant de leur feu de joie, mais ce fut sans résultat. Il suffit d’avoir un terrain de 20 pieds sur 20 pieds pour y installer un foyer grillagé et personne ne peut empêcher un citoyen de faire des feux. Aberrant non ? Nous habitons en ville ! Cette situation est d’autant plus aberrante qu’aujourd’hui nous savons qu’un feu de bois brulant pendant neuf (9) heures pollue autant, sinon plus, qu’une voiture intermédiaire roulant 18 000 kilomètres.
Je ne demande pas d’interdire, comme la ville de Montréal s’apprête à le faire, les foyers intérieurs et les poêles à bois pour le chauffage ou encore pour la sécurité des citoyens en cas de panne électrique. Je demande que la ville d’interdise les feux de joie lorsque ceux-ci ne servent qu’au romantisme ou à l’aspect ludique de la chose. La ville doit réagir avant que la qualité de l’air ne fasse fuir les citadins.
Plusieurs villes et villages du Québec interdisent les feux extérieurs au cours de la période estivale par respect pour la santé de ces citoyens. D’autres villes ont adopté des règlements spécifiant des restrictions lorsque les feux dont l'émission de fumée incommode le voisinage, constituent une nuisance et sont prohibés. Même une ville comme Rouin-Noranda s’est dotée d’un tel règlement où : « Un feu ne doit pas nuire au voisinage par le dégagement de fumée ou d’odeur sans quoi il doit être éteint sans délai. »
Pourquoi n’aurions-nous pas un tel règlement sur le territoire de la Ville de Québec ?
Demeurant au sud du chemin Ste-Foy et à l’extrême est du District du Plateau, nous sommes un peu plus en altitude par rapport au quartier situé au nord du chemin Ste-Foy, sous les vents dominants provenant de l’ouest, la fumée nous agresse et arrive dans notre cour.
Ne croyez pas naïvement que le bon voisin cessera de faire des feux après avoir été sensibilisé lors d’une campagne d’information. Non, le bon voisin continuera à faire des feux dans son foyer parce que son foyer est conforme à la réglementation de la Ville. S’il a le droit de le faire, il le fera. Ainsi, le bon voisin, tous les soirs, lorsque la température sera clémente, pourra passer de bons moments devant son feux dans la mesure où ce n’est pas lui qui est sous les vents dominants. Il le fera même les jours où il y a une alerte au smog ! Les autres voisins, qu’en à eux, n’ont qu’à endurer, fermer leurs fenêtres, arrêter leur échangeur d’air et aller profiter des belles soirées d’été ailleurs.
En date du 19 avril 2009, déjà nous avons eu droit à notre premièr après-midi enfumée. Bien oui, le bon voisin faisant le ménage printanier de son terrain a fait brûler : branches, feuilles et herbes dans son joli foyer extérieur. Nous avons même eu droit à un allumage à l’essence, une aberration totale. Encore plus aberrant, pour me plaindre, il aurait fallu appeler le 911 et au moment où ils seraient intervenus, le feu se serait déjà consumé. Je crois que les services d’urgences ont vraiment des choses plus utiles à faire.
Pourquoi en sommes-nous rendus là ?
Comment se fait-il qu’aujourd’hui, en 2009, il est plus facile pour un citoyen de préserver son droit de polluer que, pour nous de faire respecter l’environnement et notre droit de vivre dans un milieu de vie plus ou moins pollué avec une qualité d’air raisonnable ?
Comment se fait-il qu’il me soit impossible d’exiger des autorités de faire cesser cette pollution ? Ou, voyez le autrement, comment se fait-il que la ville permette à des citoyens de miner la qualité de vie des autres citoyens ? Parce que la réponse du Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec est très claire : « Si c'est la fumée en général qui vous dérange, malheureusement, le Service de protection contre l'incendie ne peut vous aider dans ce cas là. »
Je vous demande de faire des démarches nécessaires auprès de l’administration de la Ville de Québec et des citoyens pour que cesse cette pollution inutile.
Comme le disent plusieurs publicités : « Chaque petit geste compte ! » Celui-ci serait un grand geste.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma demande.
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